27 mai 2007

Services publics : on a été trop loin dans la libéralisation

Il y a de bons principes à gauche et à droite, dans l’intervention publique et dans le libéralisme. Mais les excès de l’un et de l’autre sont néfastes. Il faut doser. C’est précisément une démarche centriste.

La question des services publics fournit un bon exemple. En partant d’une situation, après les nationalisations de 1982, où l’Etat avait beaucoup trop étendu sa sphère d’intervention directe dans l’économie, d’ailleurs bien au delà de ce qu’on peut considérer comme des services publics, on a été manifestement trop loin dans la libéralisation, c’est à dire dans le fait de confier de véritables activités de service public à un mode de gestion d’entreprise privée, autrement dit à un mode de gestion guidé avant tout par l’intérêt propre de l’entreprise, ou même de ses actionnaires, et non par l’intérêt général. Dans ce dernier modèle, pour assurer le service public, l’Etat n’intervient plus qu’au travers de règles générales et pour rectifier après coup les situations trop flagrantes de négligence du service public ou de violation des règles de concurrence.

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