17 juin 2007

45% des Français souhaiteraient que le MoDem reste neutre

PARIS (Reuters) - Quarante-cinq pour cent des Français souhaitent que le Mouvement démocrate de François Bayrou n'appelle à voter ni pour l'UMP ni pour le PS au second des législatives, selon le Politoscope Le Figaro/LCI.

Selon cette enquête à paraître vendredi, 32% des sondés souhaitent que, dans les circonscriptions où le second tour oppose un candidat du PS et un autre de l'UMP, le candidat du MoDem appelle à voter pour celui du Parti socialiste. Ils sont 23% à préférer qu'il favorise celui de l'UMP.

Le MoDem a recueilli 7,6% des voix au premier tour des législatives, et devrait obtenir au final entre un et trois députés selon les estimations. Son président, François Bayrou, n'a donné aucune consigne de vote pour dimanche prochain, malgré une main tendue de la socialiste Ségolène Royal, qui lui a téléphoné.

Le Politoscope a été réalisé du 12 au 14 juin auprès d'un échantillon de 1.055 personnes âgées de plus de 18 ans

31 mai 2007

Le sympathisant MoDem plus jeune et plus diplômé

L'institut CSA a étudié et comparé le profil des sympathisants UDF et des sympathisants de la nouvelle formation centriste, le Mouvement démocrate.

Le résultat est plutôt encourageant pour François Bayrou : avant la création du MoDem, 7% des personnes interrogées se déclaraient proches de l'UDF alors qu'elles sont désormais 15% à se dire proches du nouveau parti.

L'effet "présidentielle" est évident puisque François Bayrou avait rassemblé sur son nom 18,57% des suffrages.

Quatre semaines après le premier tour, ses électeurs ne s'étaient pas éparpillés sur les autres formations.

Le MoDem revendiquait lors de sa création, le 21 mai, 70 000 adhérents alors que l'UDF en comptait 31 000 au congrès de janvier 2006.

Dans le détail, le portrait-robot du sympathisant MoDem établi par l'institut CSA montre de nettes différences par rapport à l'ancien sympathisant UDF.

Il est d'abord plus jeune : 24% des sondés se disant proches du MoDem ont moins de 30 ans (14% pour l'UDF) et 14% ont de 18 à 24 ans (9% pour l'UDF).

35 % sont âgés de 50 ans et plus contre 46% pour l'UDF.

Le message distillé par François Bayrou tout au long de la campagne "a trouvé un écho chez des personnes pas encore structurées politiquement", explique Jean-Daniel Lévy, directeur adjoint du département opinion de CSA.

Le leader centriste "prend autant à gauche qu'à droite et séduit surtout des personnes sans préférence partisane".

Conséquence de ce rajeunissement du centre, la proportion de diplômés chez les sympathisants MoDem est plus importante que chez les UDF.

17% des personnes se disant proches du MoDem ont un niveau supérieur à bac + 2 (9% pour l'UDF), 20% ont un niveau bac (12% pour l'UDF) et à peine 20% sont sans diplôme (33% pour l'UDF).

13% sont étudiants et 18% retraités (respectivement 8% et 28% pour l'UDF).

Données issues de sondages CSA-Cisco pour Le Bleu de Profession Politique réalisés par téléphone du 22 avril au 18 mai 2007.

Échantillon national représentatif de 2008 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage), après stratification par région et catégorie d'agglomération interrogées avant la création du MoDem.

Échantillon national représentatif de 3010 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage), après stratification par région et catégorie d'agglomération interrogées depuis la création du MoDem.

Le report des voix Bayrou par circonscriptions

L'institut CSA a réalisé, pour Le Bleu de Profession politique, une cartographie des reports du vote Bayrou en circonscription.

Quelle conclusion en tirer dans la perspective des législatives ? Outre le léger différentiel constaté au niveau national en faveur de Nicolas Sarkozy, les électeurs du candidat centriste ont adopté des comportements électoraux différents selon leur localisation géographique.

Il n'existe pas de lien entre le fort score de François Bayrou et le vote au second tour en fonction d'un candidat.

Ainsi, par exemple, les électeurs situés dans l'est de la France et dans le sud Massif central se sont-ils très nettement reportés vers Nicolas Sarkozy, ceux de la Bretagne intérieure ayant massivement déposé un bulletin Ségolène Royal au second tour.

Quels enseignements en tirer ? Que le vote en faveur de François Bayrou n'a pas engendré des comportements politiques identiques au second tour.

Que l'histoire politique de chaque région et de chaque circonscription a joué sur les déterminations du vote des électeurs le 6 mai.

Que le vote en faveur de François Bayrou au premier tour est la traduction d'une réponse à des attentes exprimées par les citoyens (plus grand "réalisme" dans les décisions politiques, prise en compte de la dette de l'État, efficacité plus qu'idéologie...) trouvant différentes formes d'expression au second tour.

Et qu'il est donc délicat pour le Parti socialiste et l'UMP de parler aux électeurs de François Bayrou comme à un électorat au comportement politique homogène.

 Jean-Daniel Lévy Directeur adjoint du département opinion de CSA

20 mars 2007

Bayrou vainqueur de Sarkozy 57-43%, Sarkozy de Royal 52-48%

PARIS (AFP) - François Bayrou (UDF) accroîtrait son avance sur Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle avec 57% contre 43%, mais en cas d'affrontement avec Ségolène Royal (PS) le candidat UMP gagnerait par 52% contre 48%, selon un sondage LH2 pour RMC-BFM TV-20 Minutes rendu public lundi.

Au premier tour, Nicolas Sarkozy arrive toujours en tête à 29% (+1). Il devance Ségolène Royal à 26% (=) et François Bayrou 22% (=).

Le candidat du Front national Jean-Marie Le Pen perd un point à 12,5%, alors qu'aucun autre candidat ne dépasse 2,5%.

Par rapport à un sondage LH2 publié le 12 mars, M. Bayrou progresse de deux points au second tour face à M. Sarkozy. Celui-ci l'emporterait par le même écart contre Mme Royal.

26 janvier 2007

Le scrutin pondéré

Pour que chacun ait vraiment le choix...

18 janvier 2007

Bayrou à 12%

"C'est un encouragement, mais vous savez avec quelle réserve je prends les sondages, mêmes quand ils sont très bons comme celui-là", a déclaré M. Bayrou, interrogé par l'AFP lors d'un déplacement dans l'Hérault.

"Pour la première fois, on peut additionner de façon crédible des voix de la droite républicaine et de la gauche républicaine, pour changer les choses en France", a-t-il jugé.

"Je sais depuis longtemps que la volonté de changement des Français passe beaucoup moins par les extrêmes", a-t-il ajouté. Selon lui, les électeurs "ont compris que voter pour l'extrême droite, c'était en réalité renforcer le pouvoir en place: avec Le Pen au 2e tour en 2002, Chirac a fait 82,5%".

avr-06 juin-06 oct-06 nov-06 janv-07
Laguiller

3

2

2

3

3

Besancenot

5

6

5

5

3.5

Buffet

4

3

4

4

3

Royal

30

30

26

29

28

Voinet

2

3

2

2

2

Bayrou

8

8

12

11

12

Sarkozy

32

32

32

29

33

Villiers

4

3

4

2

3

Le Pen

12

13

13

11

10

10 janvier 2007

La progression de François Bayrou

Sondage TNS SOFRES - Janvier 2007

François Bayrou termine l’année 2006 dans le trio de tête des personnalités de droite : 38 % des Français souhaitent lui voir jouer un rôle important au cours des mois et des années à venir à égalité avec Jean-Louis Borloo (38 %), mais devant les autres ministres du gouvernement : Michèle Alliot‑Marie (31 %), Dominique de Villepin (28 %), Gilles de Robien (19 %), Thierry Breton (18 %). François Bayrou dont la cote d’avenir a progressé par à coups tout au long de l’année 2006 enregistre ainsi un de ses meilleurs scores du deuxième quinquennat de Jacques Chirac.

Question : Pour chacune des personnalités politiques suivantes, voulez-vous me dire si vous souhaitez lui voir jouer un rôle important au cours des mois et des années à venir ?

 

  Ensemble Gauche Droite
PERSONNALITÉS DE DROITE
    - Nicolas SARKOZY 46 27 78
    - Jean-Louis BORLOO 38 35 53
    - François BAYROU 38 40 41
    - Michèle ALLIOT-MARIE 25 43 36
    - Dominique de VILLEPIN 28 20 39
    - Alain JUPPÉ 20 13 33
    - Gilles de ROBIEN 19 13 33
    - Thierry BRETON 18 13 32
    - Jean-François COPÉ 18 10 36
    - Philippe DOUSTE-BLAZY 17 13 25
    - François FILLON 16 10 29
    - Jean-Pierre RAFFARIN 16 11 25
    - Michel BARNIER 16 12 26
    - Corinne LEPAGE 16 19 15
    - Jean-Marie LE PEN 14 10 21
    - Jean-Louis DEBRÉ 13 10 22
    - Philippe de VILLIERS 12 6 19
    - François BAROIN 12 8 22
    - Dominique PERBEN 11 8 18
    - Renaud DONNEDIEU DE VABRES 10 8 16
    - Alain MADELIN 9 7 12
PERSONNALITÉS DE GAUCHE ET ÉCOLOLOGISTE
    - Ségolène ROYAL 58 83 33
    - Bernard KOUCHNER 46 58 40
    - Dominique STRAUSS-KAHN 36 47 31
    - Jack LANG 36 50 20
    - Bertrand DELANOË 33 47 23
    - François HOLLANDE 32 50 13
    - Noël MAMÈRE 26 37 11
    - Martine AUBRY 25 40 10
    - Dominique VOYNET 25 37 12
    - Lionel JOSPIN 24 35 12
    - Olivier BESANCENOT 23 34 13
    - Arlette LAGUILLER 21 31 11
    - Elisabeth GUIGOU 20 31 10
    - Laurent FABIUS 19 26 13
    - Marie-George BUFFET 18 30 7
    - Arnaud MONTEBOURG 16