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26 mars 2010

La carte de l'intercommunalité

Un article paru dans l'édition des Hauts-de-Seine du Parisien du 24 mars dernier rappelle l'obligation pour les communes de se constituer en intercommunalités avant 2014. Le préfet doit définir un schéma départemental des coopérations intercommunales avant la fin 2011.

Historiquement, la constitution d'intercommunalité est restée en jachère dans la boucle nord des Hauts-de-Seine. L'idée d'avoir à partager les recettes de la taxe professionnelle (TP) avec ses voisines moins fortunées a rebuté plus d'une commune et les rivalités politiques exacerbées n'ont pas poussé les municipalités à aller très loin dans la coopération.

L'article révèle également les tentations politiciennes toujours à l'œuvre d'organiser les coopérations intercommunales en fonction des accointances partisanes plutôt que dans l'intérêt des citoyens. Des « projets » concurrents sont conduits indépendamment, par des maires UMP ou PS, dans des délibérations multilatérales dont sont tenus à l'écart les habitants.

La division des élus du Mouvement Démocrate à Asnières qui s'est concrétisée jeudi soir par des votes contraires lors de l'adoption du budget par le conseil municipal, suit la fracture apparue il y a quelques mois dans les premières discussions internes sur le périmètre de l'intercommunalité à construire autour d'Asnières. (A relire l'article de l'Express : Le dossier chaud de l' « interco »)

 

A défaut de centres évidents dans des villes denses et imbriquées, la mise en place de coopérations intercommunales permanentes et renforcées doit suivre obligatoirement deux principes fondamentaux : une cohérence géographique et une nécessité de projets. Sans l'une ou sans l'autre, l'intercommunalité ne peut pas apporter d'amélioration à la vie des citoyens.

La cohérence géographique et la nécessité de projet définissent les critères de sélection des partenaires probables ainsi que l'éventail des politiques que les communes mettront en partage pour la mise en valeur du territoire. Le débat public est souhaitable, la transparence est indispensable.

 

Dans la boucle nord des Hauts de Seine, trois intercommunalités acceptables se distinguent, même si quelques frontières sont malcommodes parce que certaines communes limitrophes ont forcément des intérêts aussi avec une commune adjacente d'un autre regroupement.

Projet interco BN92.jpg

La première intercommunalité se dessine autour du pôle de La Défense, elle regrouperait Courbevoie, Puteaux, Nanterre, Rueil-Malmaison et Suresnes.

La seconde intercommunalité, lovée dans le méandre de la Seine, rassemblerait Gennevilliers, Villeneuve la Garenne, Colombes, Asnières-sur-Seine, Bois Colombes et La Garenne-Colombes.

Enfin, les villes inscrites entre Paris et la Seine, Clichy-sur-Seine, Levallois et Neuilly-sur-Seine constitueraient une troisième intercommunalité.

Vivement une enquête publique diligentée par le préfet !

 

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