Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01 novembre 2007

2007 - 2012 : le héros et le super héros

La campagne présidentielle 2007 a révélé aux Français une icône, un héros et un super héros.

L’icône, c’est Ségolène Royal dont l’image construite par des experts communicants, superposition de clichés, n’a pas résisté à l’épreuve de la cohérence du programme socialiste. Le parti socialiste est aujourd’hui à la fois pour et contre la construction européenne, en même temps antilibéral et social - libéral. L’icône peut être repeinte ; mais elle se déchirera encore si elle n’est que l’emballage d’un corpus idéologique impensable.

Le héros, c’est François Bayrou dont le projet qu’il a porté à l’élection présidentielle était l’incarnation des valeurs d’indépendance, de justice, de pluralisme, d’intégration, de responsabilité et de tempérance. De ce point de vue, François Bayrou est un héros produit de son propre discours ; héros dans un sens classique, comme le Général de Gaulle, parce qu’il est porteur d’un rassemblement pour exiger un meilleur fonctionnement de la démocratie.

Le super héros, c’est Nicolas Sarkozy ; son désir d’incantation, sa volonté, lui donneraient un pouvoir extraordinaire et ses paroles magiques permettraient de réformer la France. Mis en scène par le système médiatique, notre superman politique est à l’image des héros américains du vingtième siècle, sur vitaminé ou frénétique. Moderne, le super héros ne doit pas seulement vaincre ses adversaires, il doit aussi les éliminer.

Au second tour de l’élection, Nicolas Sarkozy a accédé à la présidence de la république. Au terme de six mois de présidence, retour sur nos ex-candidats…

Ségolène Royal a dénoncé dans son programme les propositions du parti socialiste qu’elle n’aurait pas voulu accepter…Le parti socialiste refuse toujours de réformer son socle idéologique.

François Bayrou a voulu la création du Mouvement Démocrate pour rassembler au-delà de l’UDF, les  démocrates français qui ne se reconnaissent pas dans le bipartisme et veulent garantir le pluralisme dans la vie politique française.  François Bayrou a proposé une charte des valeurs et une charte éthique du Mouvement Démocrate ; celles-ci seront discutées et approuvées lors du Congrès Fondateur du Mouvement Démocrate le 1er décembre.

Au gouvernement, les effets d’annonce précèdent habituellement les temps de réflexions. Communication hachée, bourdes à répétition, omniprésence ou ubiquité de Nicolas Sarkozy… La cote de popularité du président reste cependant au plus haut, et l’état de grâce se prolonge. Pour combien de temps ?

L’analyse me laisse à penser que le héros François Bayrou et le super héros Nicolas Sarkozy seront les acteurs de l’élection présidentielle 2012. Dans le monde réel, le super héros ne peut pas éliminer le héros classique, le géant de la communication ne peut pas écraser le génie des valeurs. Le héros dont la France a besoin saura  rétablir l’essentiel de la civilisation pour agir dans la cohérence et la durée.

 

02:05 Publié dans Démocratie versus bipartisme, MoDem | Lien permanent | Commentaires (2) | | |  Facebook

Commentaires

Très bonne analyse Pierre-Nicolas !

Écrit par : Laurent | 01 novembre 2007

Le génie des valeurs... Pourquoi faut il que certaines personnes de bonnes volontés veulent à tout prix avoir un homme providentiel ?

Bayrou est un homme politique parmi d'autres, qui a choisi un positionnement en fonction de ses ambitions.. ce n'est pas pire que les autres, mais ce n'est pas mieux.

Écrit par : Le libéralisme pour les débutants | 02 novembre 2007

Les commentaires sont fermés.