20 décembre 2006
Sarkozy met de la "continuité" dans sa "rupture"
PARIS (Reuters) - A quatre semaines du congrès de l'UMP, qui doit le sacrer candidat à l'Elysée le 14 janvier, Nicolas Sarkozy met un zest de "continuité" dans la "rupture" politique qu'il entend incarner.
"La partie qui s'ouvre n'est pas facile. Il faut donc porter le changement et la continuité", a dit mardi soir le ministre de l'Intérieur lors d'un "pot" de fin d'année avec les députés UMP.
"Le bilan sert à crédibiliser notre action à tous mais on n'a jamais gagné sur un bilan. Il faut incarner l'avenir sans renier le présent", a-t-il ajouté, selon des participants.
Nicolas Sarkozy était déjà passé de la "rupture" revendiquée avec les politiques passées à la "rupture tranquille".
Son entourage niait mercredi qu'il ait franchi un nouveau pas - "C'est toujours ce qu'il a dit", assure un proche.
Le conseiller "opinion publique" du président de l'UMP, le député Manuel Aeschlimann , est d'un autre avis.
"Le terme de rupture était un peu trop limitatif et brutal", a-t-il dit à Reuters. "Nicolas Sarkozy arrondit les angles et élargit sa base de soutien."
"Il faut rassurer notre électorat traditionnel et profondément l'élargir des deux côtés", a d'ailleurs déclaré le ministre de l'Intérieur mardi, selon des participants.
Pour Manuel Aeschlimann , la référence à la "continuité" lui permet de répondre à ceux qui, à droite et à gauche, lui dénient la capacité d'incarner la "rupture" après près de cinq années au gouvernement - "Il ne peut pas se déjuger lui-même".
Il tient d'autre part compte "des ralliements et des différentes conditions posées par certains pour se rallier", ajoute le député UMP. "Revendiquer le soutien de gens qui ont travaillé des années au gouvernement tout en disant qu'ils ont fait du mauvais travail serait contre-productif."
Sans parler de la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie , des fidèles du président Jacques Chirac ou des proches du Premier ministre Dominique de Villepin, les voix discordantes se sont multipliées ces temps-ci dans la majorité.
"NOUS AURONS BESOIN DE TOUT LE MONDE"
Or, si le résultat du congrès et l'adhésion de la très grande majorité des militants de l'UMP à Nicolas Sarkozy semblent acquis, ces prises de position risquent, si elles continuent de s'accumuler, de brouiller sa campagne.
Jean-François Copé, qui a créé son propre club de réflexion, Génération.France.fr, a certes assuré la semaine dernière qu'il soutiendrait le candidat Sarkozy mais "avec (ses) idées".
"On n'a pas forcément toujours besoin de dire qu'on est en rupture. Si on l'est, ça se voit", a déclaré le ministre délégué au Budget, qui a également estimé que le candidat de l'UMP ne pouvait pas "faire l'impasse" sur le bilan du gouvernement.
Le ministre de l'Emploi Jean-Louis Borloo et le Parti radical, auquel appartiennent aussi ses collègues François Loos (Industrie) et Renaud Dutreil (PME), ont fait savoir qu'ils ne décideraient qu'en février s'ils soutiennent Nicolas Sarkozy.
Ils posent comme condition à ce ralliement la prise en compte de propositions faites par Jean-Louis Borloo, notamment en matière de politique sociale, d'éducation et de formation.Le seul ministre UDF, celui de l'Education nationale, Gilles de Robien, a estimé qu'"aucun candidat" n'incarnait à ce jour les valeurs de la "droite sociale" et accusé Nicolas Sarkozy de tenir pour négligeable sa propre action au gouvernement.
Le ministre de l'Economie, Thierry Breton, s'est pour sa part fendu mardi d'une mise en garde au candidat et aux autres dirigeants de l'UMP, à qui il a rappelé que la France s'était engagée à ramener sa dette publique à 60% du PIB en 2010 et non en 2012 comme le prévoit le projet législatif du parti.
Quant à l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, qui s'efforce de jouer les pacificateurs entre "sarkozystes" et "anti-sarkozystes" à l'UMP et a réactivé son club Dialogue et initiative, pour dire son mot dans la campagne, il ne manque pas une occasion de lancer une pique à Nicolas Sarkozy.
"Aussi bien Nicolas Sarkozy que (la candidate socialiste) Ségolène Royal me semblent plus candidats à Matignon qu'à l'Elysée", a-t-il ainsi déclaré mardi.
"Pour gagner, nous aurons besoin de tout le monde", a pour sa part redit Nicolas Sarkozy mardi soir aux députés UMP.
20:50 Publié dans Ailleurs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Reuters, Sarkozy, Aeschlimann, rupture, ralliements
19 décembre 2006
Dans le monde du 18 décembre
11:25 Publié dans Ailleurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Le Monde, Rocard, Bayrou, Hémiplégie
14 décembre 2006
La culture du débat chez les UMPiens
Une perle sur le blog de Michèle Alliot-Marie :
Le mercredi 13 décembre 2006 à 12:52, par claude jean
« Mam, dehors tu ne fais que diviser la majorité à la grande joie des socialos. Alors dégage, la chiraquie plus personne n'en veut - tu es bonne pour le musée, place aux jeunes, tu ne feras que 5 pour cent tout au plus. Ta carrière au gouvernement est finie alors va t en - il n'y a que toi pour croire que tu pourrais concurrencer Ségolène - Tous derrière sarko c'est l'homme qu'il faut à la france - quelle aisance lors de l'émission "à vous de juger" - lui au moins ne cherche pas ses mots, alors que toi, tu es comme chirac, tu ne peux pas parler sans avoir un papier sous les yeux - adieux la marie »
http://mamblog.free.fr/index.php/2006/12/11/127-alliot-ma...
Merci Claude Jean, pour ton illustration de la France d'Après
22:10 Publié dans Ailleurs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : MAM, UMP, France d'après
08 décembre 2006
Offensive Villepiniste
Au nombre de ceux qui pensent que la candidature de Nicolas SARKOZY doit s’effondrer, je ne suis pas surpris de compter les plus VILLEPINISTE. Cette semaine à la télévision, Hervé MARITON, lundi sur France 2 à l’émission Mots Croisés et Georges TRON, ce jeudi sur i télé, ont défendu comme on parie, le même scénario : à l’approche des présidentielles, il ne faut pas exclure que l’opinion exige un meilleur candidat de la droite que Nicolas SARKOZY face à Ségolène.
« Quand on a certains amis on n’a pas besoin d’ennemi » et je pourrais en sourire. Mais plus sérieusement, je les ai entendus souligner que Nicolas SARKOZY a fait le choix de s’adresser, avec des messages très ciblés, aux différentes catégories de Français en fonction de leurs revendications particulières ou communautaires.
S’ils cherchent un candidat qui s’adresse à la France, c'est-à-dire à l’ensemble des français, et pour qui l’intérêt général est plus qu’une addition d’enjeux particuliers, ils ne voient pas et n’entendent pas que ce candidat est déjà déclaré et s’appelle François BAYROU. Encore un effort Messieurs...
02:10 Publié dans Ailleurs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : TRON, MARITON, VILLEPIN, enjeux, communautarisme






